Ce lundi n’est pas (n’importe quel) lundi. La pétition lancée par le guide André Bernard et les associations fédérées par le refus de l’exclusion de l’homme et du grimpeur dans le futur Parc national des Calanques marseillaises a recueilli (à 9h30 heure de Pelvoux) … 10 027 signatures de tous les horizons et du monde entier dont celle de la Grande Catherine (Destivelle).
Pour mémoire, il s’agit en signant de dire « Oui » au Parc mais «Non » à une réserve intégrale condamnant toute activité humaine.
10 000 atouts en main des partisans de la liberté de grimper dans le respect (et l’amour vrai) de l’environnement pour s’assoir maintenant à la table des discussions…
Le regretté Bunny, guide pyrénéen dont on a parlé ici, peut sourire en regardant vers notre vallée humaine.
Les auteurs et les amis de ce blog se réjouissent… Parce que 10 000 signatures pour une activité que l’on juge souvent confidentielle, c’est un beau recensement plein d’espoir. Et un gros trou dans le mur de l’intolérance.
Bien sûr, pas une raison pour s’abstenir de signer sur
PS. Après une semaine de lâche relâche, les Ecrins le blog reprend sa course. Prochain rendez-vous avec les amis de la MUL, les gypaète de Vallouise, les cascades du Fournel et un flash back à tout casser sur le Rêve de Darwin. Alors à bientôt ?
Comme Catherine Destivelle et 6189 autres (à 9h30, ce 25 septembre) signez et faites signer la pétition pour sauver la liberté de l’escalade (et des activités nature) dans les calanques marseillaises. Le guide André Bernard, alias le « King des Calanques », un complice d’Yvan Estienne, guide au pays des Ecrins qui poursuit son Rêve de Darwin du côté de la Terre de Feu, a pris la tête d’une juste croisade, selon nous –la liberté ne se divise pas— même si une certaine polémique se développe.
Le problème n’est pas la création –légitime, attendue—d’un parc naturel des Calanques. Le monde de la grimpe et de la haute montagne saluent l’initiative. Les grimpeurs sont les premiers activistes de la préservation du monde vertical, ultime refuge d’une vie sauvage. Et libre, et qui doit le rester. Le problème c’est le concept de réserve « intégrale » (attention : intégral ça commence comme intégrisme…). L’homme a déjà été une fois exclu du paradis, alors pourquoi cette double peine ?
Je cite André Bernard :
— La zone proposée couvre 40% des surfaces grimpées dans le massif des Calanques et cette zone est emblématique de « l’esprit des lieux ». Ce sont bien ces grandes voies situées dans ce secteur qui ont fait la réputation des Calanques et c’est bien là que les plus grands noms de l’escalade et de l’alpinisme ont signé parmi leurs plus belles réalisations : Gaston Rébuffat et Georges Livanos pour ne citer qu’eux.
L’objectif d’André est de parvenir à un terrain d’entente raisonnable avec le groupement d’intérêts ( GIP) du futur parc. Encore une fois, le grimpeur, embranchement éco-conscient de l’espèce humaine, certes menaçante, mérite-t-il d’être éradiqué de la nature ? Vos commentaires sont bienvenus.
Une manifestation est prévue en novembre. Nous en serons.
Voir, écouter et commenter l’interview d’André Bernard :
http://www.tvmountain.com/index.php?option=com_hwdvideoshare&task=viewvideo&Itemid=129&video_id=1415
S’informer, signer et faire signer la pétition :
http://www.escalade-calanques.fr/
En guise de manifeste, je vous propose de voir et revoir cet extrait d’Au-delà des Cimes. Catherine Destivelle en toute liberté dans les Alpes, avec des amis, subliment filmée par la caméra de Rémy Tézier. Du bonheur, quand on voit ça on se dit que quelque part le Rêve de Darwin et le rêve de Catherine riment bien ensemble.
Par JPP.
Le débat chauffe dans les bivouacs numériques (camptocamp.org). Une pétition a déjà récolté 5000 signatures (à l’heure ou j’ai signé). Oui, il faut sauver la liberté d’escalade dans les Calanques de Marseille à La Ciotat ! Car sa pratique paraît peu ou prou menacée, à l’instar la sieste anisée à l’ombre des cabanons, par la création d’une future réserve nationale qui préservera –enfin !– ce sanctuaire d’un redoutable prédateur omnivore et bipède, mammifère aussi redoutable qu’invasif et proliférant. Qui ça ? Ben voyons, vous et moi, bien sûr.
Nous appartenons, comme 5,999 milliards d’autres spécimens, à cette espèce qui a décidément mérité depuis l’origine l’exclusion de tout paradis, aussi vertical et aride fut-il. Aussi vertes et pures soient ses intentions, le grimpeur des calanques appartient, ne lui en déplaise, à l’espèce en question, sous –embranchement de l’ escalanquistus heroïcus ou calanquiste jouisseur. Té pauvre, il a qu’à se dépêcher à jouir de ses falaises, condamné qu’il est à une double peine d’exil.
Bon, qu’on ne compte pas sur moi pour nier que l’humanité a démontré combien elle était nuisible à son propre écosystème (un porc dans sa souille, me dit ma copine Corinne, fermière bio, et je te parle pas du lisier…).
C’est tristement prouvé, scientifiquement irréfutable, vrai de vrai trois fois hélas. C’est plus fort qu’elle, l’humanité. D’ailleurs, elle se condamne (à terme) elle-même à disparaître. « Bon débarras », comme l’écrit Yves Paccalet, un montagnard très très vert pour son âge ?
Mais de quoi je me mêle ? Après tout, les calanques ne sont pas ma tasse de Ricard. Ici au Pays des Ecrins, on a le génépy, Ailefroide (attention : essuyer ses chausson avant de pénétrer sur le Pré de Madame Carles !!!), des blocs, des parois et même un truc phénoménal –si, si, je vous jure– pour grimper dessus qui s’appelle le Pelvoux… Et, avec ça, tout un massif naturellement équipé pour ce genre d’activités. D’accord, il n’y a pas la mer… mais des lacs, et puis la haute montagne ça vous à une de ces gueules… Et surtout on a aussi, depuis lurette, un grand Parc National des Ecrins dont je n’entends personne se plaindre (en tout cas à haute voix) et qui n’interdit pas l’ascension.
N’empêche, aux Ecrins on se sent solidaire des calanquistes nos frères. Au nom des irréductibles Vaudois qui trouvèrent, ici, un sanctuaire, j’ose affirmer que ce territoire béni ne rejettera aucun des nouveaux réprouvés de l’escalade libre. Au contraire… Car on est ici totalement favorable à la réintroduction de l’homme dans la nature (je sais, à l’origine c’est le slogan d’une marque, mais fallait pas être un aigle pour le trouver…)
Attention, une réinsertion raisonnée de cette espèce menaçante et non pas menacée. Au prix de précautions et d’une (ré)éducation qui favorise au préalable l’introduction du sens de la nature dans l’homme. Et nous avons, sur place, tout ce qu’il faut pour organiser des stages de la sorte. Dans le plaisir et le bonheur, faites un séjour aux Ecrins et vous verrez.
Si vous voulez ajouter votre pierre au débat sur les Calanques libres :
http://www.camptocamp.org/forums/viewtopic.php?pid=1157090
Pour soutenir nos frères calanquistes, signez là :
http://www.escalade-calanques.fr/
Pour la suite du mouvement en faveur de la réinsertion de l’homme dans la nature, restez fidèle à ce blog. Nous vous ferons prochainement part d’expérimentations réussies au Pays des Ecrins. A bientôt.