
Par Dominique Stumpert, guide de haute montagne.
L’usage veut que l’on commence par le début, mais ce récit-là et sa leçon méritent de s’assoir sur l’usage. C’est l’histoire d’une traversée en ski nordique d’un département alpin, les Hautes-Alpes, par un guide rompu aux premières à travers la planète montagne. Ce pourrait être banal, c’est le contraire. Lisez la conclusion de Dominique Stumpert et demain on refait l’itinéraire de l’aventure avec lui et ses compagnon. Une aventure ? Oh oui. Une leçon de géographie humaine. Extrait.
Sur près de 190 km, et 1500 mètres de dénivelée, entre 500 et 2000 m. d’altitude, nous avons pris le temps de mesurer les traces de l’occupation humaine, intégrées ou non au paysage.
Travaux titanesques ou discrets pour disposer de l’eau (irrigation et énergie), parfois d’accès défendu, entretenus ou rendus à la nature.
Vignobles florissants de La Saulce, Trébaudon, Valserres, survivants à Châteauroux et Saint Clément, ou renaissants aux Vigneaux et à Villard Meyer où Didier vient de replanter quelques pieds d’un robuste cépage…
Petites ou grandes, les routes sont partout. Certaines forcent au meilleur endroit et de manière stratégique les étroitures de la vallées. Si, au volant , nous n’en avons plus conscience, l’emplacement des châteaux et fortifications peuvent nous les rappeler.
Bien qu’ayant pris le train à de nombreuse reprises, nous avons redécouvert une partie de la ligne Gap-Briançon, plus exactement entre Châteauroux les Alpes et Eygliers. A l’instar de la vallée de Chamonix (où le train est gratuit pour les vacanciers qui y séjournent), nous avons évoqué la possibilité d’exploiter à des fins touristiques ce beau tracé ; pour les navettes des sports d’eau vive, le VTT, la randonnée, les visites du patrimoine, etc… Et pourquoi pas avec une vieille locomotive à vapeur et des wagons panoramiques (nous en avons vu circuler sur des lignes aux paysages nettement moins variés). Il est facile de rêver.
Et puis, nous avons rencontrés des habitants ; qu’ils prennent le soleil en début d’après midi ou qu’ils taillent les vergers dans l’air glacé du matin, qu’ils distribuent le courrier, dament ou assurent la sécurité sur les pistes de ski, entretiennent les voies, enseignent, élèvent leurs enfants, travaillent dans le tourisme ou l’information, en retraite, déneigent les routes, tiennent un bar, louent du matériel, Hauts Alpins d’origine ou d’adoption, mais tous Hauts Alpins de cœur.
Je n’ai pas trop parlé de la météo, c’est parce que c’était comme d’habitude en cette saison, grand bleu, bien blanc, bien froid.
C’est déjà fini ? (La traversée a été effectuée par Dominique et ses compagnons en janvier, ndlr.)
J’aime beaucoup la définition suivante de l’aventure :
« L’aventure, c’est quand on ne sait pas comment cela va se terminer ».
Je ne sais pas à qui on la doit, mais je la trouve juste.
Bien que l’on connaisse l’inéluctable fin de tout être vivant, on ne sait ni quand ni comment notre vie va se terminer. Pour moi, la vie elle-même est une aventure.
Alors pour le « C’est déjà fini ? » Eh bien, non. Ce moment est passé, oui, mais maintenant nous allons pouvoir vivre avec ce qu’il a laissé en nous…et l’aventure continue.
Alors demain on recommence au jour 1… Prêts ?
Prête !!!
A cher(e) EB (comme Emmanuel(le) ou comme Ettore, je ne sais pas), vous êtes toujours partante, à ce que je vois. Nous n’avons pas tout compris à votre histoire de Québec vu que là bas c’est surtout une vaste plaine. Les Rocheuses se situent a priori plus à l’Ouest, mais on aime bien la chanson québécoise. Je me souviens d’une soirée à Joliette (dire Holiet’) en compagne des Cow Boys fringants… Dehors la neige tentait d’ensevelir le clocher de l’église, dedans les décibels montaient encore plus haut.
Ah !!!!!!!!! vous auriez eu du mal à me comprendre ???? Etonnant !!!!!??? Non, normal, quand je suis dans mon histoire, parfois, je pars et fait des longueurs de phrases qui n’en finissent pas et qui ne sont guère compréhensibles…comme maintenant On me l’a souvent dit : fais plus court ! Donc la montagne, c’était référence à l’histoire de la fourmi qui essaye de déplacer la montagne, et donc évocation des écrins dans mon esprit….la québécoise c’est une femme qui chantait et racontait des histoires de fourmi et d’amoureux, voilà, alors pas d’évocation de montagne, mais elle m’a tellement plu avec sa voix, son accent, que j’ai parlé d’elle !!!! Nous dehors, e soleil et le froid d’un hiver en bord de Loire, dedans la bonne humeur et les rires des enfants ! On était au Mas Thélème, un lieu de rencontres et d’échanges simples, en « altitude » au-dessus de la Loire, en Maine et Loire ! Tenu en plus, par un gars de l’est, un croix-roussien, comme moi !!!! jajjaajja ! La Croix-Rousse, une autre colline……………..
Au fait…..vous ne vous rappelez plus que EB c’est la maman du p »tit Jules ??? Il était avec moi pour écouter les histoires de montagnes chantées par une québécoise !!!! Oui, partante pour l’aventure, chaque jour une nouvelle aventure !