On pourrait appeler ça une cote d’alerte. Nos ordures débordent jusque par dessus le Toit du Monde, le sommet de l’Everest, à plus de 8000. On a souillé la « mère des vents », nom tibétain de la montagne. Logique que ça ne sente pas la rose ici bas.
Plus de deux tonnes de « détritus » abandonnées. Des bouteilles d’oxygène, des tas de cordes, des vieilles tentes, des drapeaux de prière, « et au moins deux cadavres », recense Namygal Sherpa, 30 ans, qui a gravi déjà sept fois l’Everest.
Namygal va conduire, entre avril et la mousson, une expédition népalaise d’une vingtaine de membres dans ce qu’on appelle la « zone de la mort », là où l’oxygène se fait trop rare pour vivre. Objectif redescendre les déchets à raison de 15 kilos par homme à chaque voyage. Un curieux challenge.
Cette expédition sera une première, une vraie « audacieuse et héroïque » avoue le Sherpa. Tout ça pour quoi ? Récemment sur le Web, une amoureuse de la montagne confiait son désarroi. Elle venait de visionner un documentaire célébrant l’ascension de l’Everest pas un groupe d’alpiniste roumaine, au prix de la vie d’un Sherpa. Tragédie sobrement éludée par le commentaire tout à la glorification du pseudo exploit des roumaines. Qui ignore encore que de parfaits néophytes sont couramment « hissés » là haut, juste une question de fric. On se doute que bien des agences de trekking avec pignon sur sommet omettent de vérifier que les Sherpas bénéficient d’une assurance au profit des éventuelles veuves et orphelins… Est-ce que ça refroidit leurs fortunés clients ?
Donc que les Sherpas vivent et crèvent de la conquête de l’inutile, on le savait. Ce qui est nouveau c’est qu’ils se transforment en éboueurs de l’impossible, à nouveau au péril de leur peau pour ramasser la m… laissée par leur glorieux « clients » dans le giron de la Mère des Vents.
« Vous êtes priés de laisser les lieux aussi propre que vous souhaiteriez les trouver ». C’est le genre de panonceaux que l’on trouvait dans les WC des bistrots de campagne autrefois. Apparemment, ce genre de sagesse n’a jamais atteint le cerveau de prétendus alpinistes… Au moins ceux qui tels Strangl affrontent l’Everest sans assistance respiratoire ne laisse pas derrières eux leurs bouteilles vides et même peut-être consignées.
Bonsoir ! Hier, je suis « partie » à la ontagne grâce à 3 hommes et ue belle québécoise qui racontaient dans un bar des bords de Loire des histoires ! Le coin ? On était pourtant bien loin des montagnes, quoique dans ce coin du Maine et Loire,au-dessus de la Loire, on est en hauteur !!!! Donc le lieu, c’est le Mas Thélème, un bar, lieu de spectacles, d’expo, de jeux ec… (toute leur programmation sur : http://www.myspace.com/lemastheleme). Le contexte : une journée contes et musique avec Philippe Sizaire et ss musiciens, chanteurs et conteurs qu nous ont raconté des histoires de « fourmi qui par amour essayait déplacer la montagne » !!!! jajajaajajaja Bien sûr, p’tit Jules était de la partie et donc avec un violon, un accordéon, une guitare, 3 hommes et une belle québécoise, on est tous parties très loin en images !!!!!!! Fascinant comme la parole, les mots peuvent être source de voyages ! Et moi, la montagne de la fourmi et ben……..c’était le Ecrins! Preuve que j’ai été conquise par vos histoires sur ce blog !!!
Bon mon histoire de fourmi et de montagne, ça vous paraît peut-être ridicule…. Mais c’est plus fort que moi, javais envie de partager ce moment de pureté (presque en montagne à l’air pur !! Ouh ça me manque d’ailleurs, l’altitude ! c’est que je suis pas née au bord de la Loire, mais sur une colline, pas loin de la montagne dont vous parlez !!!) Donc oui, j’avais enve de commenter votre billet bien décevant sur notre espèce parfois bien « dégueulasse » pardon ! Alors une touche de poésie car si on fait un effort, mais tous un effort,on peut peut-etre déplacer des montagnes comme la fourmi ? Non ?