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Avant de s’envoler pour l’Europe, ils ont livré leurs frais souvenirs à chaud, sur www.unrevededarwin  pour l’intégralité, en extraits ici.

Un joli petit exercice littéraire qui révèle, mine de rien, à travers la manière de restituer ses émotions et son rapport à demi avoué à la montagne –car la montagne comme la mer agit comme un révélateur– certains aspects de personnalités singulières qui forment un sacré team. 

Tout aussi parlant : la façon de chacun d’aborder la frustration, la nostalgie et ce lien étrange qui semble s’être créé entre les membres du rêve de Darwin et la Cordillère australe.

A cet égard, ils sont deux à sécher l’avion du retour. Yann Estienne, je vous en ai parlé. Mais aussi Thomas Baratier qui embarque, lui, à destination de la Géorgie du Sud. Ne serait-ce pas en compagnie de Serge Ouaché à bord du voilier Xplore ? Petits cachottiers, va…

D’où l’envie de vous proposer un petit jeu basé sur la morphopsychologie pour mieux découvrir ces guides qui ont taquiné le Darwin (et pour ceux, surtout, qui n’ont pas encore lu les témoignages sur www.unrevededarwin.fr) Les parents, proches et amis ont le droit de jouer, puisqu’on ne va pas quand même déranger un huissier pour ça, non ?

Alors vous y êtes : d’abord les morceaux choisis numérotés en dessous le trombinoscope. A vous de recoller les morceaux, de faire correspondre les propos à la bonne personne. Rien à gagner sinon faire progresser sa propre perspicacité.  Les réponses plus tard ou bien voyez www.unrevededarwin.fr

Vu la difficulté vous avez le droit, exceptionnellement, d’imprimer cette page pour répondre, le cachet de la Poste étant de mauvaise fois par les temps qui courent…

Alors qui a dit quoi, qui est qui ? Eux sont censé mieux se connaître. Et vous sauriez vous les distinguer ?

1./Neuf  jours à patienter au pied d’une montagne de 2500 m, l’entrevoir du bout des yeux, la sentir à portée de nos piolets, l’imaginer sous nos crampons sans pouvoir la gravir, c’est un peu difficile à admettre pour nos modes de pensée d’alpins pourtant habitués aux expéditions himalayennes et andines… 

2/« On ne pourra pas coucher avec toutes les femmes du monde, mais on se doit d’essayer ». Appliquée à nos convoitées montagnes, ce trait de Sacha Guitry résume à mes yeux l’inutilité, la déraison, et la beauté de la passion qui anime nos cœurs de montagnards.

3/ Trente jours ! Il m’aura fallu trente jours avant de fouler mon premier glacier dans ces montagnes du bout du monde. Trente longues journées de faux départs, de retours, de fuites devant la tempête ….penchés sur ces mauvaises cartes que l’on scrute mille fois par jour, y cherchant des réponses comme dans un Tarot.

 4/Ici tout et tous s’affrontent pour finalement cohabiter harmonieusement. C’est comme si la force et la violence n’inspiraient que la tendresse et la douceur… Des petites montagnes, moins de 2000 mètres d’altitude … En fait elles sont immenses, inconnues et inaccessibles.  Autant d’aventures sont à venir ici que celles vécues par nos aïeux dans les alpes.

 5/Ici c’est la nature et dans la nature la loi du plus fort a toujours été respectée. Les saprophytes que nous sommes n’ont jamais été au sommet de la chaîne. Darwin nous avait prévenu, l’homme est une simple espèce, un animal interdépendant qui se cache et baisse les oreilles quand il a peur…

6/Darwin : l’Ultima Cordillera !!!!! L’aventure prend fin et, ce matin, devant nos yeux ébahis, en grande Dame que tu es, c’est déshabillée que tu t’es présentée. Venue  nous dire au revoir ou adieu… ? Tu étais si belle dans ta nudité…  Chaque pointe, chaque courbe de ton corps se dessinaient sur ce ciel enfin devenu bleu…

7/Darwin, Shipton, lequel des deux est devant nous, lequel des deux est le plus haut, quel itinéraire, quel glacier, quelle arête choisir ? Autant de questions que nous nous sommes posé, sans en trouver les réponses … C’est donc un curieux sentiment qui m’habite en ce jour de départ. Mélange de joie, de fascination et impression d’immense petitesse…

8/On aura appris qu’en Patagonie, la mer peut vous refuser la montagne… Bref, la montagne tu ne la touches pas comme ça en Terre de feu, n’est ce pas Dom ?… Yvan, merci d’avoir rendu cette aventure possible, merci de m’avoir proposé il y a près de 2 ans un soir à l’Ice de l’Argentière-la-Bessée de m’associer à ce projet… Au fait, tu en as d’autres des projets aussi fous que celui là ? Oui ?

9/Le feu, on le retrouve dans la chaleur de l’accueil et la sympathie des gens qui vivent ici, mais pas dans le climat. La Cordillère de Darwin est constituée de montagnes mystérieuses, pudiques qui ne dévoilent que très rarement leurs charmes. Nous l’apprendrons plus tard à nos dépends…

9/Voilà cinq semaines que nous attendions cet instant, le Mont Shipton est face à nous, imposant, ses immenses calottes glaciaires surplombent de grandes faces mixtes, une crête interminable le relie au Mont Darwin. Pas un souffle de vent n’agite les arêtes. Les conditions semblent parfaites, la montagne s’ouvre enfin à nous… Un bruit sourd se fait entendre… Alejandro, le capitaine du Nueva Galicia, vient de démarrer le moteur, c’est le départ 

10/Terre de Feu : terre de contrastes et du risque réalisé. Mais aussi terre de rencontres, de découvertes et d’action. Terre australe et austère, où chaque jour se mérite, où demain est incertain mais où chaque journée qui s’achève porte en elle une victoire pour la vie. Et j’ai aussi appris à vos cotés que le seul et véritable échec, c’est la passivité et l’inaction…

 Le trombinoscope

dominiquefneukirchmathieu-carlhianthumbs_hubertthumbs_pascal-arpin
thumbs_pierre-mullerthumbs_stephaneYvan_Estiennethumbs_thomasthumbs_yann-michaletthumbs_yann-estienne De gauche à droite, de haut en bas : Dominique Stumpert, guide à Pelvoux        – François Neukirch, alpiniste et entrepreneur         Mat Carlhian, aspi et moniteur de ski, Montgenèvre              Huber Sémiond, glaciologue et skieur

Pascal Arpin, guide en Haute-Tarentaise                            Pierre Muller, médecin urgentiste et guide

Stéphane Molinari, guide au pays des Ecrins                            -Yvan Estienne, papa alias le chef

Thomas Baratier, le webmaster                                                       -Yann Michallet, organisateur du Derby de la Meije

Yann Estienne, aspirant guide au pays des Ecrins

Commentaires

manue le 2 novembre, 2009 à 23 h 59 min #

Merci pour ces paroles et pensées de bien belles images qui rappellent une citation à mon esprit « la femme est l’avenir de l’homme » !!! c’est de qui déjà ??? jajajajaja ! Oui merci car vos paroles que je viens de lire sont tellement imagées que ça y est je crois que leurs montagnes si loins de si près!!!!


manue le 3 novembre, 2009 à 9 h 46 min #

Hier soir quand j’ai écris cela c’est que les mots de tous ces grands hommes pour décrire la conquête de Darwin, leurs mots me faisaient penser aussi à ceux qu’ils pourraient employer à propos d’une femme ! Voilà ! Vous avez tous du talent et en écriture comme en altitude ! Continuez à nous faire rêver !


Ecrins le 3 novembre, 2009 à 12 h 24 min #

Salut Manue, pas mécontent que vous releviez ça.Dans leurs mots transparaît en effet quelque chose d’érotique…au sens noble (Eros, cher Eros).Surtout le passage où il est question d’une belle dame nue avec pointes et courbes. Pas à dire, de vrais amoureux de la montagne…


Ecrins le 3 novembre, 2009 à 12 h 25 min #

J’ajoute que cela n’empêche pas les femmes, je pense à Catherine Destivelle, de tomber en amour pour de beaux pics…


manue le 3 novembre, 2009 à 13 h 21 min #

Mais quel humour !!!! J’adore ! J’ajouterai que cela m’a « sauté » aux yeux en les lisant !!! Un vrai tableau de peinture que leur message sur la montagne, de vraies peintures de paysages !


Isabel le 25 novembre, 2009 à 13 h 54 min #

J’aime dors et déjà comme vous parlez des femmes et des montagnes, c’est une précieuse comparaison. Une divine Oraison, si j’ose dire.


Ecrins le 30 novembre, 2009 à 23 h 03 min #

Et toi Isabel qui es tu : montagne sauvage ou montagne douce ?


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