Pour vous aider à suivre l’expédition française conduite par le guide des Ecrins Yvan Estienne, ces quelques cartes empruntées poliment au dossier de présentation du Rêve de Darwin…
Et d’abord, la situation sur le globe, tout en bas de l’Amérique du Sud à 13 800 km de Vallouise et des Vigneaux au Pays des Ecrins.
Aux dernières informations reçues (27/09 à 18h30 heure locale), le bateau-camp de base se trouvait au cap Froward, quelque part au nord-ouest, hors du champ de cette carte.
Voici maintenant la trajectoire prévue de cette première tentative mondiale de traversée de la Cordillère de Darwin. Excusez le manque de précision, il s’agit d’une des dernières terres vierges de la planète. L’itinéraire va d’Ouest en Est au départ d’une baie nommée Bahia Oceano.
Et maintenant, la même chose vu du ciel, avec une idée du relief. Le mont Darwin (ou Shipton du nom de son vainqueur en 1061), culmine à 2488 m.
En prime, une carte chilienne qui fait apparaître le cap Froward et son passage (Paso de Froward). Cliquez et zoomez sur la Péninsule de Brunswick, tout au sud, à la pointe du coude qu’elle forme dans le Détroit de Magellan. Vous situerez ainsi la dernière position relevée du Nueva Galicia à bord duquel naviguent Yvan Estienne et les membres de son expédition.
Enfin,
ci-dessous, un aperçu du Darwin. Vivement que l’escalade reprenne ses droits sur l’Odyssée.
N’oubliez pas, l’aventure c’est sur www.unrevededarwin.fr
PS. Sur Google Earth, qui voit tout, sait tout, entend tout (ah, les les grands yeux, les grandes oreilles… satellitaires de Google), la zone persite à se cacher sous des nébulosités opaques. C’est ça une terre vraiment vierge…Un blank de chez blank ! Mais on ne désespère pas au Pays des Ecrins de trouver la solution interactive pour vous permettre de vivre cette extraordinaire épopée de plus près… A suivre.
Dimanche 27/09/2009, 18 h 30 heure locale, à bord du Nueva Galicia au Cap Froward en route vers la Cordillère de Darwin.
“ Nous sommes parvenus à l’extrémité sud du continent américain. Coincés sur le bord ouest du détroit de Magellan, nous ne sommes pas parvenus à traverser le canal par le sud (de l’autre côté se trouve la cordillère de Darwin). Les vagues sont supérieures à 5 mètres dans le centre du détroit.” A défaut de carto et alors que des nuages persistent à masquer le secteur sur Google Earth, disons que le Cap Froward de sinistre réputation se trouve à la pointe du coude formé par la péninsule de Brunswick, sur la rive nord du Détroit de Magellan dans sa partie ouest (côté Pacifique). Secteur parsemé d’îles autrefois fréquenté par les Fuégiens sur leurs canots, transportant leur feu, et ( toujours) par les baleines à bosse.
Avaries machines, mer forcissante, escale forcée dans une baie abritée (Bahia Escondida)
Un Rêve de Darwin prend momentanément la tournure d’ une Odyssée. Inattendue ou plutôt sous-estimée, reconnaît Yvan Estienne, le chef d’expé. Après le forfait contraint et forcé de Mathieu Maynadier pour cause de mauvaise chute (voir billet du 26/09), nouvelle défection : celle de la scientifique Sandra Lavorel. Motif billet de retour non négociable.
Temp perdu mais le moral tient la mer : samedi soir, l’équipe a fêté l’anniversaire de Ludivine Estienne, la fille du chef et nouvelle passagère, et de Yann Michalet, l’homme qui fait parler la poudre(use) de la Meije (chef du gang “Band of boarders” et organisateur du Derby glisse de la Meije). Au menu araignées de mer et champagne !
Rien de franchement anormal dans la situation. Voir pour illustration ce qu’écrivait Louis-Antoine de Bougainville dans le journal de bord de son tour du monde sur la Boudeuse en 1768
__ (…) la carte particulière que j’ai faite de cette intéressante partie de la côte des Terres de Feu. Jusqu’à présent, on n’y connaissait aucun mouillage, et les navires évitaient de l’approcher (…)Le cap Froward en a toujours été un des points les plus redoutés des navigateurs… »
A l’intention des Darwinautes (et des autres), cette phrase d’Emmanuel Kant, philosophe, qu’appliquent à la lettre les membres de l’expé Un rêve de Darwin :
–Le bonheur ne se vit pas, il se mérite…
A suivre sur www.unrevededarwin.fr
Et pour patienter, un peu d’air du pays avec des images du Derby de la Meije édition 2009, filmées par Pierre Petit, le cinéaste du Rêve de Darwin.