Edward Whymper, alpiniste britannique (1840-1911), pionnier conquérant : avant le Cervin, l’Aiguille Verte et les Grandes Jorasses, on lui doit la première de la Barre des Ecrins (1864). Sa dépouille repose à Chamonix. C’est au Pays des Ecrins, que se dresse désormais (depuis le 17 juillet 2009) sa statue. Aux portes du Briançonnais, elle domine les rampes de l’Argentière-la-Bessée sur la RN 94. Elle pointe l’essentiel : la montagne, la haute-montagne, et les passions qu’elle polarise.
6, 30 m d’un acier conçu pour se teinter des couleurs du temps : le monument matérialise un jalon, celui du centenaire du Bureau des guides des Ecrins. 1909-2009. Deux autres bornes, comme deux cairns au col d’un siècle d’alpinisme. Un film, L’Ecrin. Un livre, Cent ans de guides en Ecrins. Statue, film et livre, trois œuvres taillées, pensées, conçues, réalisées ici. Façonnées, polies au contact d’une fameuse brochette de 4000. Le statuaire Christian Burger, s’inspire du bois, de la glace, du vivant. Il vit et travaille à Freissinières, au Pays des Ecrins. La société de production audiovisuelle du film, le Team Les Collets, a son camp de base à l’Argentière. Idem, les éditions du Fournel qui publient le livre et participent avec nous à ce blog.
Les acteurs, les auteurs, le producteur, les financiers ? Les guides eux-mêmes. Ils ont osé entreprendre, sans cordes ni pitons, ces drôles de montagnes –sacrées premières …– que sont la production d’une fiction audiovisuelle de 60 minutes ou l’écriture d’un ouvrage polyphonique, coordonné par l’un des leurs, Claude Albrand.
On y entend des voix qui cherchent leurs voies, dans une irisation de sentiments. « Comme le sommet du Pelvoux au lever du soleil, pour soi tout seul » dirait Guillaume Christian. Emotion, passion, frisson. Mémoire, espoir, craintes.
Elles parlent de haute-montage comme pas un média ne saura jamais en parler. Avec Amour.
Ce blog reprend (en les adaptant aux contraintes d’Internet) l’écho de ces voix. En espérant qu’elles rencontrent à leur tour d’autres échos à travers les rimayes du Web. En espérant qu’elles parviennent aux oreilles de ceux qui osent parler de cet Amour-là, jusqu’à vous donc. Et que vous veniez le partager ici avec nous.
A l’image de l’ouvrage dont il s’inspire (on se le procure, ci-contre), ce blog est une aventure collective. Solitaires mais solidaires, les guides des Ecrins, rappelle Fredo Jullien, leur président. C’est pour ça qu’il aurait fallu rajouter un mot au titre de ce billet (volé à Garcia Marquez …) : « Cent ans de solitudes… fraternelles » (pardon Gabriel !)
Fraternelle c’était le nom de la compagnie des guides des Ecrins à l’origine, en 1909.
Et, vous verrez, c’est plus qu’un mot.
Génial le film !!!!!!!!!
Bon, c’est d’accord, je voulais dire Pelvoux, bien sûr. Connaissez vous le pasteur Keller, un homme de foi et de montagne ?
Ils sont beaux les chapeaux des guides !
Bon mais n’oubliez pas d’appeler Fredo Jullien pour notre première du Dôme.
Jetez donc un oeil sur la dernière vidéo en date de TLC, je l’ai vue sur Mountain Factory. C’est bôôôô !